Le FDF ne rejoindra pas la Lijst Wemmel

WEMMEL – “Les discussions se poursuivent…” La réponse laconique de Bernard Carpriau (LB-MR), échevin sortant, résume la situation. Plus de deux semaines après les élections, il n’est effectivement pas encore question de véritables négociations entre les élus wemmelois. Des contacts sont pris ici et là. Il faut dire que la digestion des résultats aura pour certains été un brin difficile. L’égalité de sièges entre la Liste du Bourgmestre et la Lijst Wemmel (12 partout) rend la situation délicate.

L’Union des francophones (FDF), avec son unique siège – décisif –, s’est vue propulsée comme arbitre au lendemain du 14 octobre. Faiseuse de majorité (fixée à 13 sièges) et alors qu’elle ne formulait aucune exclusive au lendemain du scrutin, Cynthia Kiss annonce aujourd’hui qu’elle n’apportera pas son soutien à la Lijst Wemmel. « La présence d’élus N-VA dans la liste de Walter Vansteenkiste me pose un problème, dit-elle. Ils vont complètement à l’encontre des idéaux de mon parti, notamment en matière de maintien des facilités linguistiques. » M. Vansteenkiste (LW-indépendant) souhaite tempérer. « Il ne faut pas considérer nos trois élus N-VA comme une menace. En étant sur notre liste, ils adhèrent à notre programme qui ne comporte aucune référence communautaire. »

La Lijst Wemmel exclue du champ des partenaires possibles pour l’Union des francophones, cette dernière s’apprête-t-elle donc à rejoindre la Liste du Bourgmestre de Christian Andries (indépendant) pour former une majorité? Rien n’est fait à ce stade. D’autant que Cynthia Kiss pointe un manque de cohésion au sein même de la liste du bourgmestre sortant. “On sent bien que tous ne sont pas rassemblés autour de Christian Andries”, lance-t-elle. Des divisions persisteraient au sein de la liste entre les élus provenant de l’ancienne formation francophone Intérêts communaux et ceux de la Liste du Bourgmestre première version. “J’attends une vision claire de la part de Christian Andries”, affirme l’élue FDF. “Je lui ai expliqué qu’il n’était pas question de négocier tant qu’il n’a pas rassemblé les membres de sa liste.”

Une question de temps? Le scénario est loin d’être déjà en boîte. Il se pourrait bien que l’Union des francophones décide de ne pas s’allier à la Liste du Bourgmestre et de former des majorités au cas par cas, en fonction des dossiers. Une situation inédite où Cynthia Kiss disposerait en quelque sorte d’un veto. Au lendemain des élections de 2006 et à l’issue d’âpres négociations, Wemmel avait déjà connu pendant trois ans un collège fonctionnant comme un cabinet minoritaire et devant à chaque fois rechercher une majorité.

Le Soir, 6/11/2012